Comprendre pleurs bébé Poitiers
Émilie Chauvet

Émilie Chauvet

Psychologue

Article révisé par 

le comité Psychologue.net

Lecture : 2min

Mots-clés

Enfant – Adolescent

Comprendre les pleurs de notre bébé

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Vers 6 semaines, le bébé comprend mieux son environnement, s’est habitué à ses rythmes et à ses parents. Il pleure moins et différencie mieux ses pleurs. Vous commencez à bien le comprendre.

Voici un petit récapitulatif pour vous aider :

• Il pleure de faim
Les cris commencent doucement, mais si vous n’y répondez pas, cela tourne rapidement à la rage. Il faut savoir que la faim est une vraie douleur pour le petit bébé. Que faire ? Le nourrir bien sûr. Pas besoin d’appliquer un horaire strict. Chaque bébé a son rythme : à vous de le découvrir.

• Il pleure de soif
C’est une cause à laquelle on ne pense pas souvent. Pourtant, un bébé, trop couvert par exemple, pleure d’inconfort et de soif. De même que la chaleur régnant dans certains appartements entraînent souvent une soif du bébé à laquelle il faut répondre en lui donnant un petit biberon d’eau et non de lait.

• Il pleure de fatigue
Votre bébé a passé un long moment éveillé. Puis, une fois la fatigue installée, il commence à pleurnicher un peu. Il se peut qu’il trouve rapidement son sommeil. Il se peut aussi que l’énervement monte, en longs sanglots et que vous ayez l’impression qu’il ne s’endormira jamais.
Que faire ? Vous pouvez essayer de bercer votre bébé, de le promener en écharpe de portage ou de lui chanter une berceuse. Un bébé se sent bien s’il est en contact corporel étroit avec sa maman. Mais vous pouvez aussi le coucher dans une pièce calme et lui offrir la possibilité de vider sa tension qui l’habite, sans vous angoisser.

• Il pleure d’inconfort, de gêne
Ces pleurs sont petits mais répétés et insistants. Il faut comprendre la provenance de la gêne pour y remédier : couche souillée, érythème fessier, position inconfortable, nudité… Par exemple, votre bébé a horreur d’être nu ? Enroulez-le dans une serviette bien chaude quand vous le déshabillez entièrement.

• Il pleure de douleurs
Ces cris sont souvent aigus, stridents, voire même difficile à supporter. Mais tout petit, le bébé ne sait pas encore porter sa main sur l’endroit qui lui fait mal, si bien qu’il est difficile parfois de comprendre d’où vient le mal.
Que faire ? Prendre votre bébé dans les bras pour ne pas le laisser souffrir seul. Tenter de comprendre ce qui lui fait mal et y remédier. S’il paraît malade, rien ne vous empêche d’appeler un médecin.

• Il pleure… pour rien
Rien à faire, vous ne trouvez pas. Bébé a mangé, sa couche est propre, il ne semble pas souffrir, il a bien dormi et pourtant il pleure. Il peut se calmer dans vos bras et recommencez dès que vous le posez. Ou bien sembler inconsolable.
Le fait que vous ne trouviez pas l’origine de ses pleurs ne signifie pas que votre bébé ne pleure pour rien. Il y a toujours une raison qui est parfois difficile à trouver : N’a-t-il pas satisfait son besoin de téter ?
Avez-vous répondu à contretemps à ses demandes ? A-t-il un besoin de contact et d’échange qui n’est pas satisfait ?
Que faire ? Même si vous ne connaissez pas la cause de son malaise, dites à votre bébé que vous êtes avec lui et bien désolée de ne pas pouvoir le soulager. Bercez-le, parlez-lui tendrement, laissez-le un moment, revenez le voir. Une journée de larmes peut simplement marquer un passage à un nouveau stade de développement. Soyez présente, calme, rassurante et tout ira bien.