psychologue à Buxerolles

Un cerveau et des pièces style puzzle sur fond jaune
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Émilie Chauvet

Psychologue

Mots-clés

TND, troubles

Les troubles du neurodéveloppement ou TND

On décortique pour éviter les idées reçues !
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Poser un diagnostic de TND ne sert pas à « poser une étiquette » mais s’apparente plus à un autocollant qui peut se décoller car l’enfant évolue, change. Selon moi, le diagnostic a la même fonction qu’une boussole qui nous permet de nous orienter. Il permet de guider l’enfant et sa famille qui peuvent se sentir « dans le brouillard ».

Le TND n’est pas à la mode ; on le détecte et l’accompagne mieux qu’avant, c’est certain.

Mais qu’est-ce que le TND ?

C’est une difficulté qui persiste dans le temps et qui impacte le développement de l’enfant dans un ou plusieurs domaines. Il apparait précocement, dès la petite enfance et peut évoluer jusqu’à l’adolescence, avec un retentissement à plusieurs niveaux (scolaire, familial…).

Il existe plusieurs TND :

  • Trouble du Développement Intellectuel (TDI) ;
  • Trouble de la communication ;
  • Trouble du Spectre Autistique (TSA) ;
  • Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans
  • Hyperactivité (TDAH) ;
  • Trouble spécifique des Apprentissage ;
  • Troubles moteurs.

 

A l’aide du manuel DSM 5, les professionnels s’appuient sur 4 critères pour poser un diagnostic :

  • Retard ou difficulté de développement ;
  • Impact sur la vie quotidienne ;
  • Difficultés précoces et persistantes ;
  • Exclusion d’autres maladies (environnementale, surdité…).

 

Il est important de prendre en compte les comorbidités qui peuvent être associées comme les problèmes de langage, de sommeil…comme c’est souvent le cas.

Mais quelle est la prévalence ?

Elle varie bien évidemment entre les pays.
Dans le monde, on note environ 10 à 18% d’enfants avec un TND. Autrement dit, aujourd’hui, 1 enfant sur 6 à un TND.
J’entends souvent certains parents avec des idées reçues : « il y a plus de TND qu’avant à cause des écrans », « les TND sont à la mode », « les diagnostics permettent aux psy de se faire de l’argent… » et j’en passe.

Effectivement, on observe une augmentation des TND depuis plusieurs années mais pour 2 raisons principales :

  • Les critères de diagnostic évoluent (par exemple, la définition de l’autisme a été élargie) ;
  • Les professionnels sont mieux formés et repèrent davantage les personnes avec un TND.

 

Actuellement, des études portent sur d’autres facteurs pouvant expliquer cette augmentation de TND : des études sur les facteurs environnementaux (perturbateurs endocriniens, l’alimentation, la pollution aux particules fines…), sur les facteurs génétiques (combinaison de plusieurs gènes…), sur les infections périnatales, sur la prise de médicaments pendant la grossesse

J’ajouterai également que cette augmentation des TND peut aussi s’expliquer car les parents et les enseignants y sont plus sensibilisés.

Les causes sont donc multiples !!!

Poser un diagnostic, c’est bien mais une prise en charge, c’est encore mieux. Et elle peut même commencer avant de poser un diagnostic. La prise en charge est à mettre en place dès que le décalage existe.

La Haute Autorité de Santé (HAS) effectue des mises à jour régulières sur les prises en charge (par exemple, de nouvelles recommandations sur les bonnes pratiques des professionnels viennent d’être publiées concernant la prise en charge globale du TSA).

La prise en charge est multiple. On y trouve :

  • La rééducation : orthophonie, orthoptie…
  • L’intervention comportementale et développementale (avec le psychologue par exemple) ;
  • Les médicaments quand le trouble est sévère (comme le méthylphénidate dans le cas de certains TDAH).

 

Il est important d’inclure la famille dans la prise en charge afin de leur donner des outils, les valoriser, les accompagner…Et il est essentiel de veiller à ce que l’enfant n’ait pas trop de suivis en même temps ; il faut prioriser les interventions. La fratrie est aussi à prendre en compte dans l’accompagnement tant l’impact des TND peut influer sur les relations.

J’organise au cabinet des groupes de parole concernant le TDAH ouverts également aux parents de patients que je n’accompagne pas. Ils permettent de mieux connaitre le trouble et d’apporter des outils de guidance parentale. Il suffit de me contacter par téléphone afin que je puisse vous en dire plus.

Ce qu’il faut retenir :
Ne restez pas isolé et faites-vous accompagner ! Cela évite la méconnaissance et les idées reçues !